Rue89 se fait l'écho d'une information qui cadre parfaitement avec sa ligne éditoriale : la DRAC aurait remis en cause une subvention à une compagnie qui voulait monter un spectacle sarcastique sur les discours de Sarkozy. Bien évidemment, hurlement immédiats à la censure...

D'abord, il n'y a pas censure. La DRAC, pas plus que la préfecture, n'ont interdit la tenue de ce spectacle. La compagnie théâtrale est parfaitement libre de se produire où elle veut, en se moquant comme elle l'entend du chef de l'Etat et des hommes politiques. Il y aurait censure à partir du moment où il y aurait interdiction de se produire ou poursuites judiciaires sur le contenu du spectacle. Ce n'est pas le cas !

Quel est le fond du problème ? Un subvention de ... 3000 euros, remise en cause par la DRAC. Il ne faut pas grand chose pour les fragiliser, ces "artistes contestataires", qui ne semblent pas capable de trouver d'autres financements que l'argent public. Certes, la DRAC s'est montré assez frileuse, surtout vu le montant qui n'est pas astronomique. Mais en même temps, ils n'ont pas non plus à subventionner tout et n'importe quoi ! Il n'y a pas un "droit à la subvention publique" en matière culturelle. Ces "artistes" veulent jouer les rebelles et les contestataires, et bien qu'ils assument !! C'est trop facile de vouloir jouer sur les deux tableaux, d'être à la fois un rebelle qui se moque du pouvoir en place, tout en mangeant au râtelier des subventions publiques.

C'est malheureusement trop souvent le cas des antisarkozystes et contestataires de tout poil, qui veulent le beurre et l'argent du beurre. Etre rebelle, ça a un coût qu'il faut accepter d'assumer. Etre privé d'une subvention de 3000 euros, c'est pas énorme comme coût. Qu'ils aillent un peu dans d'autres pays, se moquer du pouvoir...