Arnaud Montebourg vient à nouveau de se faire taper sur les doigts. Il a osé mettre en cause un grand baron de PS, Jean-Noel Guerini, patron des Bouches-du-Rhones. Dans un rapport, il écrit noir sur blanc ce que tout le monde sait : ce département est gangréné par la corruption et le clientélisme. Les affaires commencent à sortir en nombre. Elles tournent avec insistance autour de Guérini, dont le frère, entrepreneur en "commodities" est en détention depuis 3 mois pour une rimabelle d'incriminations que l'on peut résumer par "corruption".

Et pourtant, Martine Aubry et quelques uns de ses lieutenants continuent à défendre Guérini, parlent de présomption d'innocence et refusent de le lâcher. C'est tout simplement hallucinant ! Oui, il n'est pas formellement mis en examen, mais quand on expose tous les éléments à n'importe quel français moyen, il comprend immédiatement de quoi il s'agit.

A coté de ça, les histoires de conflits d'intérêts qui gangrènent l'UMP (Sarkozy, Copé, Longuet...), les ballades en Tunisie ou en Lybie apparaissent presque comme d'aimables plaisanteries. A Marseille, ils en sont au stade industriel et si on continue à dévider la pelote, on devrait arriver assez vite à la pègre et au grand banditisme. Que Martine Aubry vienne encore dire quelque chose sur le Fouquet's et sur les accointances (réelles ou présumées) entre le président et les grands groupes industriels, il lui sera recommandé de commencer par faire le ménage chez elle. Je n'ose imaginer ce que ça pourrait donner un socialiste des bouches du Rhône à la tête d'un ministère. Je pense qu'on trouverait presque Estrosi ou Joyandet probes et économes des deniers publics...

De toute manière, Guérini finira par tomber. Déjà, les seconds couteaux commencent à tater de la prison, que ce soit du coté de Fos-sur-Mer ou d'Aubagne. Une députée socialiste de Marseille a été également été prise les doigts dans le pot de subventions. Ca commence franchement à faire beaucoup pour pouvoir encore parler, sans rire, de présomption d'innocence. J'attends le jour où Jean-Noel Guérini ira faire un séjour aux Baumettes, et ce que pourra en dire Martine Aubry. Parce que ce jour viendra, inéluctablement.