Cécile Duflot est un personnage politique assez intéressant, car elle colle complètement à son électorat. Elue verte d'Ile-de-France, elle est très représentative des bobos, qui sont son électorat de base, et notamment de leurs contradictions.

Deux exemples récents : Madame Duflot fait savoir à grand renfort de communiqués de presse qu'elle se rend à Copenhague en train plutôt qu'en avion, pour des raisons de lutte contre le réchauffement climatique et qui, pour être présente sur un plateau télé, revient dare-dare en avion. Et dans la foulée, cette bonne dame ne trouve pas mieux comme lieu de vacances que les Maldives.

Le beurre et l'argent du beurre. Le confort de la vie dans un pays très riche (avec toutes les nuisances que cela engendre pour la planète) avec la bonne conscience de celui qui pense "agir pour l'environnement". Ce n'est guère tenable ! Le problème, c'est notre mode de vie occidental. Il y a un certain nombre de choses à changer. Pas seulement ne plus manger des cerises en hiver, mais revoir notre consommation d'énergie. Et pour ça, pas de mystère, il faut que cela coute plus cher. C'est là et seulement là que l'on fait les arbitrages et qu'on renonce à certaines choses. Un doublement du prix des billets d'avion ne me dérangerait pas. On se déplacerait moins loin, notamment pour ses loisirs. Quel besoin d'aller aux Maldives ou dans l'himalaya ?

On peut taper sur Cécile Duflot, c'est amusant mais ça occulte le vrai problème : des Cécile Duflot, il y en a plusieurs centaines de milliers en France. Combien sont prêts à raccourcir le temps passé sous la douche, à renoncer au lave-vaisselle, aux fruits exotiques ou hors saison, aux écrans plasma ? Ce n'est franchement pas grand chose en terme de perte de qualité de vie, mais rien que ça, déjà, on ne le fait pas. On se dit écologiste quand il s'agit des décisions collectives, mais dès qu'il s'agit de notre petit confort personnel, le souci écologique s'évapore comme par enchantement.