Une récente étude menée sur des femmes enceintes à Marseille a montré que les trois quarts des femmes ayant les anticorps liés à une infection par le virus H1N1 n'ont eu aucun symptôme ou alors ne s'en sont pas rendus compte. Si on extrapole (même avec une forte marge d'erreur), 5 millions de personnes ayant consulté pour H1N1, ça fait 20 millions d'infectés. Pas étonnant que le pic de l'épidémie soit déjà atteint. cela confirme que ce virus qu'on nous annonçait comme la nouvelle grippe espagnole est en fait un petit virus de rien du tout, qui n'est vraiment dangereux que pour les personnes déjà fragiles et quelques autres cas isolés et finalement très marginaux.

A la lumière de cette information, j'ai rassemblé mes souvenirs. Une après midi, j'ai eu un accès de fièvre assez soudain accompagné d'un gros coup de fatigue. Mis à part les rhumes, je ne suis jamais malade (je n'ai pas le souvenir d'avoir pris un arrêt de travail). J'ai pris un doliprane 1000, je me suis un peu allongé (et oui, j'ai un lit dans le bureau) et en fin d'après midi, cela allait beaucoup mieux. Ca se trouve, c'était H1N1... Concernant mes enfants, ils ont été assez malades (surtout le dernier) à ce moment là, accumulant rhinites, otites et autres joies de l'hiver pour les très jeunes enfants.

Finalement, j'ai bien fait de ne pas aller me faire vacciner. J'aurais sans doute été plus malade si je l'avais fait. Et j'aurais facilement perdu ma matinée.

Ce qui me dérange le plus, c'est le souk médiatique autour de cette grippette. Plus que de l'information, les médias (et notamment l'audiovisuel) on fait dans l'alarmisme et l'émotionnel, meublant le creux du mois d'août en faisant monter une inquiétude au grand bénéfice de leurs recettes publicitaires et de celles de l'industrie pharmaceutique qui s'est goinfrée sur fonds publics de manière hallucinante. Et quelles leçons vont être tirées, tant pour le fonctionnement de l'Etat que pour celui des médias ? Aucune, absolument aucune. Tout va continuer comme avant, sans même que l'idée d'une mise en question effleure un tant soit peu nos responsables.