La fin de l'année est difficile pour la majorité au Parlement. Les couacs s'enchainent sur les votes. Et ce n'est peut-être pas fini.

Le signal a été donné par le Sénat où un novice (le suppléant de Michel Mercier), croyant voter sur l'ensemble du texte a en fait voté pour un amendement communiste de suppression du texte. Comme il votait pour l'ensemble de son groupe, il a fait basculer la majorité. Le texte a été déclaré rejeté, il va donc revenir faire un tour à l'Assemblée avant de retourner au Sénat. Il sera finalement adopté, mais ça fait perdre du temps et surtout, ça fait tache.

Hier soir, c'est à l'Assemblée nationale que l'on a frôlé la sortie de route, sur la motion de renvoi en commission sur le projet de loi sur la Poste. A la reprise de la séance, voyant que l'UMP est minoritaire dans l'hémicycle, le député socialiste chargé de défendre la motion fait dans l'ultra-light afin de passer rapidement au vote. Le président de séance UMP suspend immédiatement la séance. Elle ne sera reprise qu'une heure plus tard, avec un hémicycle garni d'UMP. Si le président de séance avait été un PS, on aurait repris bien plus tôt et la motion aurait sans doute été adoptée...

Mais ce n'est pas fini. Le programme de travail indique que le vote final sur le budget aura lieu vendredi matin, et que le vote solennel sur la Poste est mardi après midi. C'est de l'inconscience ! Le gouvernement prend des risques de se retrouver devant un hémicycle vide d'UMP, pour cause de lassitude des troupes. En effet, vendredi, beaucoup seront rentrés en circonscription et le programme de la semaine prochaine (séance seulement lundi et mardi) n'est pas franchement motivant. J'en connais un paquet qui ne vont pas venir la semaine prochaine...

Les veilles de vacances sont souvent terribles au parlement. Rappelez-vous DADVSI, en 2005. Cela se passait juste avant les vacances de Noël...