Rachida Dati est comme son patron Nicolas Sarkozy, elle joue cartes sur table. Et ça donne ça. Un mépris complet des fonctions qui lui sont confiées, un refus de travailler, tout simplement.

Il y a des jours, je regrette qu'il n'existe pas des procédures de destitution d'élus je-m'en-foutistes. Parce que, à ce point, c'est grave. Pour ceux qui militent encore pour la proportionnelle, qu'ils méditent un peu sur cette vidéo. Rachida Dati est un pur produit de la proportionnelle. Si elle n'avait pas été imposée contre vents et marées dans le 7ème arrondissement de Paris (avec en prime un enfumage de première pour le maire sortant) et en seconde position aux Européennes (la meilleure, puisqu'éligible sans avoir à porter la liste), Rachida Dati ne serait rien. On peut reprocher beaucoup de choses aux députés français, mais aucun n'atteint ce niveau-là de fainéantise et de mépris pour ses électeurs. Devoir se présenter à un scrutin uninominal, ça filtre et ça évite de telles aberrations démocratiques.

Ce qui me rassure, c'est que là où elle est, elle est relativement inoffensive. Elle n'a pas de fonctions exécutives et elle est entourée de collègues n'en ont strictement rien à faire de plaire ou de déplaire à Sarkozy, et qui ne la jugeront que sur ce qu'elle est et non pas sur ses soutiens. En voilà une qui ne perturbera pas le fonctionnement de l'Europe. Si jamais elle a des velléités de s'intéresser à l'activité parlementaire, elle sera rapidement mise à l'écart. C'est ce que l'on aurait dû faire depuis longtemps en France.

Il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est que l'on traite par dessus la jambe un mandat confié par les électeurs. Personne n'est obligé de se présenter à une élection, la moindre des choses, c'est de remplir les quelques obligations minimales. Aucun élu ne se comporte ainsi et si certains sont assez absents des assemblées parlementaires, c'est toujours pour se consacrer totalement à un autre mandat.