Ce midi, coup sur coup, deux dépêches sont tombés, annonçant le départ de l'UMP de Jean-Luc Romero et d'Hervé de Charette. Le premier indique qu'il se sent isolé au sein de l'UMP dans ses combats en faveur du communautarisme gay (ce qui n'est pas faux) et que finalement, sur bien des points, il se sent plus en phase avec le PS. Le second déclare qu'il trouve l'UMP trop à droite.

La concomitance de ces deux départs n'est absolument pas le fruit du hasard. Les deux sont conseillers régionaux sortants, le premier en Ile-de-France et le second en Pays de Loire, et visiblement, ils ne seront pas sur la liste UMP aux prochaines régionales. Romero rejoints donc avec armes et bagages le PS qui, par un heureux hasard, lui propose une place éligible aux régionales ! Le second ne rejoint personne, vu que personne ne lui a proposé de place éligible aux régionales...

Un tel revirement, pile au moment où les listes sont bouclées, c'est du dépit de sortant mécontent d'avoir été évincé et qui sait n'avoir plus rien à perdre car il ne reviendra pas dans le jeu. Romero s'est largement grillé, plus par son action à la tête de l'association pour le droit de mourir dans la dignité (pro-euthanasie) que pour son orientation sexuelle. Pour Hervé de Charette, c'est encore plus simple, il a 71 ans. L'habillage politique n'est qu'un prétexte, car si on part uniquement pour des raisons de convictions, on le fait à une autre moment, et en général, on n'attend pas aussi longtemps.