Le PS n'en finit pas de se discréditer et Martine Aubry de montrer les limites de son autorité avec le cas Georges Frêche. Ce personnage "haut en couleurs" et grand trolleur devant l'éternel a finalement été exclu du PS, avec à l'époque, moult tergiversations.

Le problème resurgit avec les élections régionales, Georges Frêche, président sortant du Conseil régional étant candidat à sa sucession. Là encore, le PS a tourné autour du pot, affirmant haut et fort qu'il n'était pas question de l'investir. Mais Frêche tenant bien ses troupes, la consultation des militants a plébiscité le principal lieutenant de Frêche, qui affirmait haut et fort que voter pour lui, c'est voter pour Frêche. La seule solution que le PS parisien ait trouvé, c'est de dire qu'il n'investiraient pas Georges Frêche, mais ne lui feraient pas obstacle non plus. De toute manière, ils n'en ont pas les moyens...

Dans cette affaire, le PS a tout perdu, car il est fort probable que Georges Frêche remportera les régionales en Languedoc-Roussillon, sans l'investiture du PS, montrant ainsi que, lorsqu'on est bien implanté localement, l'investiture n'apporte rien. Le signal à destination des grands barons est très clair : vous pouvez faire ce que vous voulez, le siège parisien n'a aucun moyen de vous empêcher d'être candidat et la seule arme dont ils disposent, refuser l'investiture, c'est un pistolet à eau.

Mal élue, sans autorité réelle sur les grands barons, avec Ségolène dans les pattes, je vois mal comment Martine Aubry va pouvoir préparer efficacement l'échéance de 2012. Que du bonheur pour Sarkozy !