Je viens de parcourir en diagonale le dernier livre de Jean-François Copé, "un député, ça compte énormément".

Et bien je l'ai trouvé pas mal du tout ce bouquin. Certes, ça se lit assez vite (en deux heures, tranquille dans un fauteuil, c'est avalé), mais le contenu est réellement intéressant, et surtout, réellement sans langue de bois. Le regard que porte Jean-François Copé sur les députés, le rôle du parlement, son travail de président de groupe est très pertinent et très juste.

Ce livre est donc à lire, rien que pour la description du travail parlementaire. Malheureusement, et c'est le travers de la plupart de ces ouvrages, la partie "comment on fait pour changer ce qui ne va pas" est assez maigre. Jean-François Copé y fait la promotion de la réforme institutionnelle, qui pour moi n'apportera pas grand chose, car le mal est plus profond. Ce qui est amusant, c'est que Jean-François Copé analysant très finement les causes de l'absentéisme, de la faiblesse du Parlement, on se rend bien compte que c'est l'ensemble du système qui serait à revoir et que cette refonte complète n'est peut-être pas souhaitable. Le Parlement y gagnerait, mais ce n'est pas certain que le système politique français y gagne.

Jean-François Copé est un fervent partisan de la cinquième république, dans lequel le Parlement est la cinquième roue du carrosse. C'est triste pour les parlementaires, mais c'est le prix à payer pour la stabilité politique et l'efficacité de tout le système. Voilà le ressenti que j'ai du message contenu dans ce livre. Et quelque part, il n'a pas complètement tort, sa position est parfaitement défendable.