Habituellement, les tribunes du public de l'Assemblée sont vides. Ou alors, remplies avec des gens venus visiter l'assemblée, comme on visite un musée. Pendant un quart d'heure, ils regardent les députés travailler, sans savoir qui fait quoi, ni de quoi on discute. Ils ont vu les députés en action, mais n'en retirent pas grand chose à part des impressions.

Et de temps en temps, il y a des citoyens qui s'installent en tribune, avec le trombinoscope des députés, le texte du projet de loi en discussion, un résumé des amendements avec leur ordre de passage. Ils suivent réellement la séance, et voient tout ce qui se passe, entendent tout. Ils ont le droit d'être là, ils ont le droit de prendre des notes. Personne ne peut les chasser s'ils respectent les consignes de silence et de discrétion imposée au public.

Sur Hadopi, ça donne ça et ça. Voilà ce que j'appelle du contrôle citoyen ! Si davantage de citoyens venaient, prenaient des notes et les publiaient, je peux vous garantir que l'Assemblée fonctionnerait différemment.

C'est possible, techniquement et juridiquement, la preuve, certains l'ont fait. Il suffit juste de se donner la peine et le temps de la faire. Plutôt que de refaire le monde et déblatérer sans fin, voilà un moyen utile de canaliser son énergie et son besoin d'engagement civique !