Et encore un battu du suffrage universel recasé à un poste dont on se demande à quoi il sert. Cette fois ci, c'est Louis de Broissia, battu aux dernières sénatoriales, qui devient ambassadeur chargé de l'audiovisuel extérieur.

Quelle est la définition exacte de la mission de Monsieur de Broissia (dont je ne dénie absolument la compétence en matière audiovisuelle). L'audiovisuel extérieur a vu sa gouvernance rénovée par la loi audiovisuelle. La holding a des dirigeants (dont le choix a suscité moult débats), je ne vois vraiment pas quel rôle un "ambassadeur chargé de l'audiovisuel extérieur" pourrait avoir dans le dispositif. Deuxième remarque, pourquoi aller chercher hors du quai d'Orsay un ambassadeur, alors qu'il y a tant de diplomate de haut rang qui sont dans les placards, car le ministère n'est pas en mesure de leur proposer un poste. Cela amène une troisième question, celle de son statut et de ses émoluments. Il ne va sans doute pas faire dans le bénévolat. Combien va-t-on le payer ?

Tout cela n'est pas bien clair, et mériterait que quelqu'un interroge directement le ministre des affaires étrangères pour lui demander quelques précisions. Le souci, c'est que je vois mal qui pourrait le faire. Les autres parlementaires sont complices d'un système qui a fonctionné pour les deux camps, et dont on espère qu'il fonctionnera encore (éventuellement pour eux si les électeurs se montraient inconstants). Un simple citoyen sera purement et simplement ignoré. C'est là qu'on se rend compte du vide en terme de contrôle citoyen. Il existe bien des associations, mais elles sont sectorielles et dès qu'on touche au domaine du contrôle de la dépense publique, on a que des excités pour qui l'impôt est une spoliation et la dépense publique du gaspillage.