Avec l'affaire Fuzz qui fait tant de bruit, un peu comme des enfants, les blogueurs découvrent que tout n'est pas possible, que le droit pose des limites et qu'elles s'appliquent à eux aussi. La pilule est un peu dure, je le conçois, mais elle finira par passer et les blogueurs apprendront. La réaction a elle aussi été infantile, "pipi-caca Olivier Martinez". Il serait peut être temps de passer à la vitesse supérieure !

Certains, quand même (et heureusement assez nombreux) entendent réagir, notamment auprès du législateur, qui écrit le droit. Mais chez ceux que je lis, on reste encore trop dans la velléité, le yaka-faukon. Le législateur doit légiférer. C'est très bien, et c'est d'ailleurs ce qu'il fait : LCEN, DADVSI, bientôt "loi Olivennes". Si vous trouvez (et je m'adresse à tout le monde) que le législateur ne fait pas bien son travail, proposez donc vos analyses et vos solutions. Pas seulement sous forme de déclarations enflammées, mais par le biais d'argumentaires construits et d'amendements rédigés, portées par un véritable lobbying. Seulement voilà, c'est du boulot, autre chose que publier une bannière ou faire une "grève du blog" !

Je pense pourtant que les compétences et les énergies sont là, qu'il suffit d'un peu d'organisation. La prise de conscience (celle qui va booster la motivation), c'est fait. Reste maintenant à mettre en place un véritable projet : autour de quelques fédérateurs-leaders, rassembler des compétences (juridiques, techniques...) pour être une force de proposition sur un domaine qui est le notre, sur lequel nous avons une légitimité à intervenir. Ce serait une première pour la blogosphère, et sans doute une étape importante dans la sortie de l'enfance. C'est là qu'on fera le tri entre les bons et les autres, entre ceux qui apportent réellement et les simples bavards.

Je suis prêt à m'engager sur ce projet. Non pas comment pivot, je n'ai ni la légitimité, ni la compétence informatique. Par contre, je peux aider pour le travail rédactionnel, que ce soit les argumentaires et les amendements, ainsi que pour les contacts avec les parlementaires. A d'autres de faire les constats de ce qui ne va pas, d'inventer des solutions opérationnelles et réalistes et de mobiliser les énergies pour les faire émerger et leur donner une légitimité. Avis aux amateurs.