DSK, que l'on croyait à Washington, comme directeur général du FMI, vient de passer inopinément à une réunion du PS. Comme Toréador, je m'étonne qu'un tel mélange des genres n'ai donné lieu à aucune critique. Personne pour savoir dans quel avion il est venu, aux frais de qui ? Ce sont pourtant des questions intéressantes.

J'entends déjà le choeur des protestations ! DSK se rend à Davos, c'est donc dans ses fonctions, il a le droit de prendre un peu de temps pour ses activités privées. Et Sarkozy qui prend cinq jours de vancances en Egypte avant d'y effectuer une visite officielle, avec rencontre au sommet, c'est quoi ? C'est exactement la même chose ! Mais chez les militants, c'est deux poids, deux mesures, l'un étant vilipendé sur des blogs qui se relaient en boucle et se lient cinq fois par jour pour augmenter le ranking et faire croire qu'ils pèsent quelque chose, l'autre bénéficiant d'un silence absolu.

DSK commet une faute vis-à-vis du FMI et de ceux qui ont voté pour lui et de ceux qui ont présenté sa candidature, en montrant qu'il continue à mener sa carrière personnelle en France. De là à penser qu'il sacrifierait volontiers les intérêts du FMI au profit de l'avancement de sa carrière est un pas que certains, dans le monde, pourraient franchir. La suspicion s'installe en tout cas sur les véritables priorités de DSK, ce qui ne peut que rogner son autorité comme directeur général du FMI. Pas forcement bon pour l'image internationale de la France, encore moins bon pour les candidats que nous pourrions présenter à d'autres postes internationaux.