Très bonne synthèse par Gilles Klein, qui en plus du monde du blog, fait des piges chez Schneidermann, du canular "président de facebook".

Un guignol de banlieue annonce à la face des médias français qu'il est élu président de facebook. Et ça marche ! Il passe en boucle sur tous les plateaux télé, et ensuite sur les éditions papier de la presse nationale. Tout cela est révélateur du milieu journalistique français. Cette petite phrase dit tout : "On a repris l'info comme tout le monde, il passait partout, il avait un profil crédible, un pedigree, un livre". Comportement moutonnier, prime à la belle gueule (qui passe bien à l'écran), au culot et aux "références dans le microcosme". Quand on dit que les journalistes sont des paresseux, on a ici une magnifique confirmation. Personne n'a vérifié ! Deuxième confirmation, l'ignorance crasse de nombreux journalistes pour ce qui se passe sur internet. N'importe quel internaute un peu expérimenté aurait flairé l'arnaque. Facebook est un réseau social, un outil coopératif, en rien un pôle centralisé avec des autorités. Dans la blogosphère, cela n'aurait absolument pas pris.

Pourtant, l'avenir de la diffusion de l'information, c'est sur internet que cela va se jouer. C'est un monde qui a ses codes, ses rites, ses travers et si on veut y jouer un rôle, il faut les connaitre. Il y a encore beaucoup de boulot chez les journalistes français !