L'association AIDES vient de se lancer sur les traces d'Act Up, en attaquant Nicolas Sarkozy par une affiche qui tient de la basse manoeuvre partisane. Une première campagne est lancée, demandant aux candidats à la présidentielle d'apparaitre sur une affiche avec ce slogan "voteriez-vous pour moi si j'étais séropositif ?". Le but est d'amorcer un débat sur la discrimination et la mise à l'écart des personnes atteintes du SIDA. L'idée de base de la campagne est plutôt bonne, avec des visuels sur les candidats et sur le regard que l'on porte sur une personne. Penserait-je la même chose de lui si je découvrais qu'il est séropositif. Ca fait réfléchir, utilement.

AIDES propose l'idée et trois candidats répondent. Le nombre est suffisant pour que la campagne d'affiches soit lancée. Mais cela ne suffit pas à AIDES, il faut que tous les candidats leur répondent. Ils relancent plusieurs fois Nicolas Sarkozy, sans résultats. Les dirigeants d'AIDES décident alors de lui forcer la main en reprenant le même visuel, mais avec cette phrase "voteriez-vous pour moi même si j'en ai rien à cirer du SIDA ?"

Ce comportement est absolument scandaleux. C'est tout simplement du chantage : si tu ne fais pas ce qu'on te demande, on lance une campagne médiatique contre toi. Le slogan utilisé contre Sarkozy est révélateur de la haute considération que se porte AIDES et peut se résumer ainsi : Si on ne répond pas à notre questionnaire, c'est que l'on a rien à cirer du SIDA. Pour qui se prennent-ils ? Personne n'a le monopole d'une cause et il existe bien d'autres associations, centre de recherches et organismes publics et privés qui luttent contre le SIDA. L'association AIDES n'est que l'une d'elle. On peut très bien avoir une action forte sur ce sujet sans passer par eux. Visiblement, Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas passer par eux, pour des raisons qui lui appartiennent. C'est son droit !

La lutte contre le SIDA et l'aide aux personnes séropositives méritent mieux que ce genre d'actions, qui sentent la manipulation politique de campagne (une de plus), consistant à faire croire que Nicolas Sarkozy ne s'intéresse pas au SIDA. Voilà comment, par l'activité de certaines associations très médiatisées (et visiblement très politisées), on en arrive à discréditer une cause qui devrait être au dessus des contingences politiciennes.