Régulièrement, je trouve dans ma boite mail des messages d'un perroquet parisien, qui commente régulièrement l'actualité de la ville de Paris. Les propos ne sont pas toujours tendres pour Bertrand Delanoé et son équipe. Les élus de Droite ne sont pas non plus épargnés lorsqu'ils sortent des conneries ou qu'ils s'abstentent un peu trop souvent des séances.

Au début de son mandat, dans un grand élan participatif, Bertrand 1er demande aux citoyens "de lui dire ce qui ne va pas". Le volatile s'empresse de lui donner satisfaction et dresse régulièrement un tableau de ce qui ne va pas, des petits mensonges et des grosses manipulations. Comme Ségolène Royal, Bertrand Delanoé ne semble n'être "participatif" que dans les paroles, parce que lorsqu'il s'agit de passer aux actes, c'est une autre histoire. Le perroquet libéré a des contacts au sein des services de la Ville de Paris, les renseignements qu'il fournit étant généralement précis et étayés. Cela agace prodigieusement le maire et son équipe, qui cherchent par tous les moyens à descendre le volatile.

Je soutiens pleinement l'existence de ces contre-pouvoirs, qui mettent en lumière ce que les élus autoritaires voudraient cacher. Surtout quand les propos et les arguments sont de cette qualité : pas d'attaques personnelles, pas de charges grossièrement politiciennes et militantes. Juste des chiffres, des faits, des questions gênantes, mais toujours pertinentes. Une saine lecture pour tous les parisiens.