On a beaucoup glosé sur Georges Frêche et ses propos déplacés. C'est un exemple parfait de la violence en politique. Face à ce type d'individus, que faire ?

L'émission arrêt sur image a abordé cette question le 10 décembre. La thématique générale est "comment gérer Georges Frêche". La question se pose pour les journalistes, mais aussi pour les politiques locaux, que ce soit les "amis" ou les opposants de Georges Frêche. Un incident relaté dans cette émission est particulièrement révélateur.

Il y a quelques semaines, Georges Frêche est à l'inauguration d'un lycée à Lodève dans l'Hérault. Au cours de la cérémonie, il empêche physiquement le député maire de prendre la parole. L'incident est en ligne sur le blog des jeunes UMP de l'Hérault. Georges Frêche se comporte comme un potentat local, qui donne la parole à qui il veut, comme il l'entend, donnant des ordres à tous, y compris au maire de la ville où se déroule l'évènement. Que doit faire ce maire, car on voit bien dans le film que Frêche s'interpose physiquement, et que la comparaison des masses corporelles est plutôt en sa faveur. Ce député maire UMP choisit alors de ne rien dire et de quitter les lieux.

Certains prendront cette attitude pour de la lâcheté. Ce maire avait trois choix : Prendre d'assaut le micro, au risque du pugilat, reprendre sa place et s'écraser, ou partir. Il a choisi cette dernière solution, qui dans ce cas de figure était celle de la sagesse. il refuse de s'abaisser en allant sur le terrain de Georges Frêche, celui de l'invective et de la violence physique, pour autant, il ne se soumet pas. Je crois que la meilleure attitude face à aux intimidations n'est pas de répliquer mais d'ignorer superbement, car face à des brutes comme Georges Frêche, on a rarement le dernier mot si on choisi le choc frontal.