Ségolène Royal n'en finit pas de faire des remous au sein de la gauche, et du PS en particulier. Les chroniqueurs et journalistes donnent à cette occasion une image très particulière du Parti Socialiste, que je considère comme affligeante pour la démocratie.

On n'entend plus parler que de territoires et de ralliements. Le maire socialiste de telle ville serait "DSK", telle autre fédération "fabiusienne" et tel hiérarque "ancien NPS rallié Hollande". Ségolène vient bousculer ce paysage en ramassant les allégeances et hommages. Les seuls informations qui sortent dans la presse à propos du PS sont les mouvements de troupes et les positionnements tactiques. Des idées et des projets, néant. Juste des hommes, des ambitions et des manœuvres.

On se croirait revenu au Moyen Age, au temps de la féodalité, où la politique est confisquée par les ducs et les seigneurs. Au gré des alliances et des intérêts, les grands barons prêtent hommage à l'un ou à l'autre des prétendants au trône, entrainant dans les revirements leurs vassaux, tout comme l'engagement d'un leader socialiste est censé valoir pour sa fédération, qui ne fait qu'un bloc avec lui.

Comment croire que le PS soit tombé si bas. Reste-il encore des militants avec des idéaux ? Ce parti ne serait-il plus constitué que d'élus locaux et de jeunes aspirants à l'être, de chevaliers titulaires d'un petit domaine et de jeunes damoiseaux rêvant de se tailler un fief ?