Samedi dernier, Georges Frêche, président PS du Conseil régional de Languedoc Roussillon s'est laissé aller une fois de plus, insultant gravement la communauté harkie, les traitant de "sous hommes". Ce n'est pas la première fois qu'il manie ainsi l'insulte et le mépris, régnant par la terreur et l'éradication des adversaires sur ses terres, à la manière d'un grand féodal. Ces propos sont choquants, mais ce qui l'est encore plus, c'est la réaction des dirigeants du parti socialiste, qui ont pratiqué une politique de l'autruche. Jack Lang, présent sur les lieux, affirme ne pas avoir entendu les propos en question. Bruno Le Roux, au nom de la direction du parti (d'ailleurs, où est passé le premier secrétaire François Hollande ?) est visiblement embarrassé, et demande à Georges Frêche de "faire une mise au point", de "préciser ses propos", lui donnant comme circonstance atténuante "le contexte local". Finalement, Georges Frêche accepte de s'excuser, chose très inhabituelle chez cet homme qui aurait plutôt tendance à en remettre une couche. Cela permet au courageux et vertueux Bruno Le Roux de déclarer l'incident clos.

Sur ce sujet, seuls Laurent Fabius et Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, ont eu le courage d'afficher une réelle désapprobation, mais bien vite étouffée par un écho médiatique étonnamment plat. Les réactions de certains médias, d'habitude si prompts à dénoncer la haine et à débusquer les fascistes, a été quasi nulle, et pourtant, il y avait à dire et à dénoncer, car les propos tenus par Georges Frêche sont une incitation à la haine contre une communauté nommément identifiée, qui tombent sous le coup de la loi.

Imaginez un seul instant que ces mêmes propos aient été tenus par un homme politique de Droite...