Le proviseur du lycée de Mende a finalement été "condamné" à 6 mois de suspension. Il a accepté la sanction et a décidé de ne pas faire appel au tribunal administratif. C'est là une décision de sagesse, à la fois de la part du ministre, mais aussi de Garfieldd, car il fallait arrêter les frais.

Que Garfieldd ait commis une faute, cela ne fait aucun doute. Un chef d'établissement scolaire, comme tout fonctionnaire d'autorité, doit faire attention à ce que son comportement privé ne porte pas atteinte à l'exercice de ses fonctions. Le statut de fonctionnaire offre des garanties intéressantes de sécurité de l'emploi, mais aussi quelques contraintes.

Dans ce cas présent, je vois mal comment le proviseur d'un lycée puisse conserver la moindre crédibilité vis à vis des enseignants et des élèves, après que tous aient eu en main ou à l'écran des textes érotiques et des photos où il apparait nu. Le fait qu'il soit homo ne change pas grand chose, un hétéro aurait été tout aussi décrédibilisé, sutout dans une petite ville comme Mende (10 000 habitants), où tout le monde se connait et où l'on n'arrête pas de se croiser. A cause des histoires de pédophilie, l'administration de l'éducation nationale est devenue très sensible sur le sujet, pour ne pas être accusée de couvrir et de protéger des coupables. Même si Garfieldd n'est pas un pédophile, il a subi les conséquences de la trouille des responsables, qui ont préféré frapper fort, même trop fort. Leur idée a été mieux vaut trop que pas assez. La sanction proposée par l'administration étant la révocation, le dossier est arrivée devant le ministre, qui devait valider ou non cette proposition. Il faut saluer le courage de Gilles de Robien, qui est allé contre l'avis de son administration, pour infliger une sanction juste et proportionnée: un an de suspension, dont six mois avec sursis.

Garfieldd va donc retrouver un poste à la rentrée prochaine, sans aucun doute loin de Mende. De toute manière, il n'aurait pas pu reprendre ses fonctions à Mende. Je lui souhaite maintenant de se reposer, de se faire oublier et de reprendre une vie normale.